Le cloud computing

Je suis loin d’être phonéticien, mais il faut savoir qu’on prononce « cla-wou-de cam-pi-you-ti-ne» et non « clou-de com-pu-tin-gue », pour les francophones. 😉
Eh oui ! Il faut s’adapter à ce que dit l’oncle Sam. Et puis, entre nous, la traduction française ne fait franchement pas effet!
Vous vous rendez compte qu’il faudrait dire « informatique en nuage », « informatique dématérialisée » et même « nuage magique », comme dans Dragon Ball! 😮 . Moi je dis qu’il y’a trop de syllabes et que tout ceci manque un peu de classe.
Ah ces ricains! Toujours aux manettes hein!

Le cloud computing se définit comme une demande d’accès, via un réseau de télécommunication, et en libre-service, à des ressources informatiques partagées configurables. Il s’agit en fait d’une délocalisation de l’infrastructure informatique. En guise d’exemple, cela veut dire que vous pouvez désormais jouer au dernier « Call of Duty » en ligne même si votre ordinateur ne dispose pas du minimum requis pour faire tourner ce jeu en local (chez vous, sur votre machine), le jeu est installé sur un ordinateur distant (quelque part dans le monde) qui dispose de tout le matériel et de toutes les mises à jour nécessaires pour vous permettre d’y jouer seul, et même à plusieurs, une fois que vous y êtes connecté via internet bien sûr.
Nous regardons tous des films en haute résolution sur Netflix, enfin! moi j’utilise Popcorn time… 😉 , sans pourtant disposer d’un lecteur DVD compatible Blu-ray, ou d’un quelconque espace de stockage, tout simplement parce que le matériel qui gère tous ces paramètres est installé ailleurs et qu’il se charge de lire, rien que pour vous, cette vidéo et vous la transmet à la résolution souhaitée en passant par une connexion internet. De la même manière que vous utilisez les services offerts par un train ou un avion sans pourtant être obligé d’en posséder un. C’est pourquoi on parle désormais de basculement de tendance, puisque vous n’avez plus besoin d’investir vos moyens dans du matériel informatique, souvent coûteux, afin d’augmenter la puissance de calcul de votre machine, ou sa capacité de stockage. Cette puissance est mise à votre disposition par un fournisseur via Internet.

Mais d’où vient le mot « cloud » ? Pourquoi ils n’ont pas choisi une autre appellation ?

J’illustre :
J’étais en classe ce lundi lorsque la maîtresse nous a demandé de citer les différents ingrédients d’une pizza. Évidemment j’ai levé la main tout en criant « moi madame ! », elle m’envoya au tableau puis je mentionnais un ingrédient : la tomate. Un autre élève mentionna la farine puis un autre le sucre, quelqu’un d’autre encore pensa au fromage. Le dernier ingrédient fut écrit par notre maîtresse elle-même et ce fut la cuisinière. 🙂
C’est bien beau tout ça, mais il ne fallait pas amalgamer les ingrédients de notre pizza à ceux d’une saucisse juste à côté… Alors je me suis levé pour aller au tableau un morceau de craie à la main. Tout en retenant mon souffle, je m’étais mis à entourer les ingrédients de cette pizza avec un cercle assez ondulé. Lorsque j’eu terminé, la maîtresse, en transe, me sera dans ces bras. Eurêka! Je venais d’inventer le « cloud cooking » ! 😀
Depuis ce jour, les élèves schématisent par un nuage les ingrédients d’une recette dans leurs croquis.
Je sais que c’est assez mégalo et vulgaire, mais c’est à partir de ce principe que le mot « cloud computing » a été trouvé et adopté.

Pour le National Institute of Standards and Technology (NIST), il existe trois principales catégories de services qui peuvent être offerts par le cloud computing.

  • Le premier, IaaS (Infrastructure as a service) ou Infrastructure en tant que service, met à votre disposition un parc informatique de machines virtuelles sur lesquelles vous pouvez installer des systèmes d’exploitation. Grâce à lui vous pouvez économiser votre argent, car vous n’aurez plus besoin d’acheter du matériel informatique.
  • Le deuxième, PaaS (Platform as a service), Plate-forme en tant que service vous offre une application prête à l’emploi et dans laquelle il est possible d’ajouter d’autres outils ou plugins au besoin. C’est le cas lors de l’hébergement sur un serveur d’un blog par exemple.
  • Le troisième, SaaS (Software as a service) ou Logiciel en tant que service est incarné par des logiciels tels que Gmail. Ce dernier offre un service de courrier électronique totalement gratuit, de plus vous n’avez même pas à vous soucier de le mettre à jour ou de comprendre son fonctionnement.

Cependant il existe d’autres services fournis par le cloud computing comme le BPaaS (Business process as a service), le DaaS (Desktop as a service), etc.

Mais pour moi, la meilleure illustration du cloud computing à laquelle j’ai assisté reste une invasion de locustes. 😮
Une année, des criquets migrateurs nous avaient rendu visite. Mais en partant, ces visiteurs avaient pris soin de laisser derrière eux des champs en ruine. Alors une réunion de crise fut aussitôt convoquée sous l’arbre à palabre. Nous étions tous là quand, soudain, mon cellulaire sonna. Non, il coassa je veux dire…j’adore les batraciens 🙂 . Cet objet poussait des coassements à tel point qu’une vraie grenouille, dupée, en prit le relais. Les regards se tournèrent vers moi, mais le chef du village ne dit rien et a entamé son discours :
-Y’en a marre! Chaque fois que ces sauterelles nous rendent visite elles emportent toute la production agricole dans les nuages ! S’indignait-il.
L’ancien venait d’invoquer, sans le savoir, le mot magique ou du moins le « nuage magique ». Pour moi, ce nuage de criquets migrateurs était une démonstration, grandeur nature, de ce que pouvait représenter le cloud computing : des millions d’individus rassemblés, tels des serveurs, connectés les uns aux autres et partageant énormément d’information. Comme pour nous prouver ce que le STaaS (Stockage en tant que service et non Sauterelles en tant qu service 😉 ) voulait dire, ces arthropodes avaient stocké toutes les céréales dans leurs abdomens avant de prendre le large. Même si le service rendu n’est pas des plus appréciables, je sais que les locustes ne seront pas du même avis que moi. Mère Nature ne fait jamais rien au hasard…
Dans le cloud comme dans la nature « rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau » (Anaxagore).

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